Les espaces naturels des monts d'Arrée

Le massif des monts d'Arrée sépare le Finistère en deux parties distinctes : le Léon et la Cornouaille.
Il forme un ensemble naturel si particulier que cela lui valut d'être un des premiers sites protégés de France, au sein du Parc Régional Naturel d'Armorique.
  Une flore contrôlée
  Les monts d'Arrée sont majoritairement couverts de lande, végétation liée aux sols acides lessivés par l'érosion due aux pluies et aux vents venus de la mer.
Le sol acide de ce massif joue un rôle prépondérant sur la flore. Composée d'arbrisseaux, elle se développe sur des sols pauvres, où dominent les bruyères, les genêts et les ajoncs.
Malgré une altitude moyenne très modeste (385 mètres au maximum), aucun arbre n'est présent dans les parties sommitales balayées par les vents.
Les arbres ne peuvent se développer soit à cause du vent pour les landes littorales, soit à cause de la fauche dans les landes intérieures.
Cependant, dans les espaces non convertis à l'agriculture, certaines vallées boisées font aussi la renommée des monts d'Arrée. Elles abritent parfois des chaos granitiques et des ruisseaux typiques : la vallée de Saint Rivoal, la forêt de Saint Herbot ou encore la célèbre forêt du chaos à Huelgoat.
 
  Une faune caractéristique
  La faune des monts d'Arrée comporte plusieurs espèces endémiques, rares ou protégées, comme le Grand rhinolophe, le courlis cendré,
le faucon hobereau, le busard Saint-Martin, le busard cendré ou l'hermine.
  Parmi les espèces emblématiques figure le castor européen qui a failli s'éteindre à la fin du XIXème siècle et qui avait disparu en Bretagne depuis plusieurs siècles. Il a été réintroduit autour du réservoir de Saint-Michel et il reconstitue de petits groupes depuis 1968.